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Accueil | Sante | Sante des jeunes | 16 novembre 2010 | atelier 03
journÉe d’information et de rÉflexion du 16 novembre 2010

Atelier 3 - L’hygiène de vie, ça s’apprend

Cet atelier a été animé par Cécilia MASSELLI, coordinatrice ASV au GIP Grigny-Viry. Sont également intervenues: Néama LAGUIDE, infirmière à la PMI de Grigny et Carole BLAISSE, accueillante à l’association Accueil Farandole et professeur de Qi-gong à la maison de quartier de la Grande Borne à Grigny.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».
Faire l’apprentissage de l’hygiène de vie c’est donc ne pas se restreindre à une vision médicale de la santé mais bien tendre vers cet état de bien-être.

Quelques repères :

La notion d’ « hygiène de vie » recouvre un certain nombre de généralités : le sommeil, l’activité physique ou l’alimentation mais également des aspects plus spécifiques liés à la vie relationnelle (faire des rencontres par exemple). Avoir une bonne hygiène de vie, c’est se sentir bien dans son corps et dans sa tête. Cette notion est ainsi liée à l’image que chacun a de soi.

Cette notion peut être différemment perçue (selon la culture d’origine par exemple). Il est donc impossible de plaquer des intentions, aussi bonnes soient-elles, sans prendre dès le départ en considération les conditions de vie des personnes auxquelles les professionnels s’adressent.

Faire l’apprentissage de l’hygiène de vie :

Ainsi, un conflit peut exister entre les problématiques portées par les professionnels et les attentes des personnes auxquelles ils s’adressent. Le professionnel doit laisser la personne être actrice de sa transformation. Il ne peut en aucun cas la contraindre.

Constat :

Les jeunes sont particulièrement informés sur certaines questions comme la sexualité (interventions dans les collèges par exemple) mais la situation demeure difficile. Le titre de l’atelier est donc bien choisi « l’hygiène de vie, ça s’apprend ».

Exemple d’une action menée par la CRAMIF autour du sommeil :
Les infirmières scolaires ont constaté un manque de réceptivité de la part des élèves durant leur journée de cours. À la suite d’une enquête, il s’est révélé que le rythme de sommeil des enfants n’était pas approprié. La CRAMIF a donc organisé une exposition autour du sommeil et une soirée-débat sur ce thème.
Le sommeil constituait ici une bonne entrée en matière pour parler de l’hygiène de vie aux parents et aux jeunes. Évoquer le sommeil a ainsi permis d’aborder les règles de l’hygiène de vie au sens large (repas, cadre de vie…).

Manque de lieux privilégiés après l’enfance :

La Protection Maternelle Infantile reste un lieu privilégié pour informer les jeunes. Ils sont en effet tenus d'y venir régulièrement pour obtenir leur contraception. Il est ainsi plus aisé pour les professionnels d’évoquer avec eux d’autre sujets (comme la nutrition).

En dehors de la PMI, il existe cependant très peu de lieux où les jeunes et leurs parents sont informés à ce sujet. Contrairement aux enfants, l’hygiène de vie est aussi rarement présentée aux jeunes comme un fait global.

Dans le cadre des projets de Réussite Éducative :

Les projets de Réussite Éducative permettent dans une certaine mesure cette information. Ils ciblent en effet le public jeune et reçoivent des financements à cet effet. L’approche éducative est aussi un bon moyen d’orienter les jeunes vers d’autres dispositifs.

Exemple de la création à Massy d’ateliers parents/enfants

Il s’avère cependant nécessaire de relayer cette expertise sinon seuls les enfants les plus jeunes restent concernés.

Sortie du champ sanitaire :

Bouger est la base de l’hygiène de vie.
La question de l’hygiène de vie est donc en lien avec l’aménagement du territoire et l’urbanisme.

Intervention d’une éducatrice de la PJJ :

En prison, les jeunes font peu d’activité physique (1h30 par semaine). L’hygiène laisse également souvent à désirer (exemple : 1 douche tous les 2/3 jours).

Les différentes propositions retenues par les participants de l’atelier sont :   

  • Créer davantage de points de rencontre et d’échange qui permettraient autant aux parents qu’aux jeunes d’être informés au sujet de l’hygiène de vie
  • Aménager suffisamment d’espaces adaptés aux jeunes en extérieur
  • Appliquer le plan national de santé publique dans les lieux de l’État

Nos remerciements à tous ceux qui ont contribué à ces échanges et à l’élaboration des différentes propositions.

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